• andreannetenhave

Désencombrer sa vie en 3 questions


Je ne vous surprendrai pas en disant que dans notre société, les dernières décennies ont été assez intenses au niveau de la (sur)consommation. Le désencombrement, c'était surtout attribué au « grand ménage du printemps » ou à la période de déménagement. C’était dans ces moments précis où on faisait du ménage, du GROS ménage.


Minimalisme, désencombrement, vivre avec moins … il s’agit maintenant de quelque chose dans l’aire du temps, dont on parle et qui s’applique plus quotidiennement.


On consomme, on achète, on accumule. On se sent encombré. On manque de temps et d’espace. On oublie des choses qui sont sur la liste d’épicerie, dans notre agenda, qu’on possède et qu’on a quelque part chez soi. On s’oublie soi-même. Pourquoi? Parce qu’on en a trop et qu’on doit désencombrer.


Petite précision : on applique souvent le désencombrement au matériel, mais « être encombré » est aussi un concept pouvant s’appliquer à ton horaire, au bagage de vie que tu as, à ton état (mental et physique)...





Régler la question en 3 questions


Ce n’est pas une technique scientifiquement prouvée ou supportée par des coachs de vie et je n’ai pas la prétention de dire qu’il n’y a pas de zones grises possibles ou que ça s’applique à absolument tout.


Mais règle générale, cela fonctionne dans la plupart des sphères de la vie, tant au niveau matériel qu’au niveau relationnel et  autant personnellement que collectivement.


Pour bien m’expliquer et démontrer mon propos, j’associerai chaque question à quatre éléments différents :


  1. Un blender dans ta cuisine

  2. Une chemise dans ta garde-robe

  3. Une activité/tâche dans ton horaire

  4. Une relation d’amitié





Question 1: Est-ce que j’en ai vraiment besoin?


  1. Est-ce que tu utilises ton blender fréquemment et pour plusieurs choses (potage, purée, smoothie, pesto, etc.)? Si oui, tu le gardes. Si tu le sors rarement, peut-être que tu en n’as pas réellement besoin.

  2. Est-ce que tu la portes cette chemise? À quelle fréquence? Si elle ne quitte jamais son cintre où qu’à chaque fois que tu la portes, tu hésites, c’est peut-être qu’elle ne te convient pas.

  3. Tu t’es inscrit dans une équipe de sport ou tu sors chaque week-end boire avec tes amis: en as-tu réellement besoin dans ta vie? À quel besoin cela répond?

  4. Un ami que tu vois de temps en temps t’écris pour passer du temps avec toi et tu déclines parfois. Une collègue de travail avec qui tu t’entends bien te propose d’aller prendre un café en dehors des heures de travail. En as-tu vraiment besoin? C’est spécial d’appliquer ça à cette catégorie. Peut-être, mais le principe reste le même : chaque personne nous apporte quelque chose et vice versa.  D’où la prochaine question …



Question 2: Qu’est-ce que ça m’apporte?


  1. Est-ce que ton blender est un outil utile, efficace et adapté à ton mode de vie? S’il te génère des frustrations (à cause du rangement, du nettoyage, de l’utilisation, etc.), ça ne sonne pas comme un apport positif à ta vie tout ça : c’est non!

  2. As-tu du plaisir à la porter ta chemise? Est-ce qu’elle te va bien et te rend confiante? Si elle te rappelle ton ex parce que c’était la sienne, qu’elle te fait te plaindre sur ton teint, qu’elle n’est pas confortable : c’est non!

  3. Bouger, c’est bon pour la santé. Voir ses amis, c’est aussi positif. Mais est-ce que cette activité t’apporte du plaisir ou de la frustration? Elle te donne de l’énergie ou, au contraire, te demande plus d’énergie pour y participer qu’autre chose? Si c’est juste trop dans ton horaire, que tu te mets une pression parce que la société dit qu’on devrait donc faire ci ou ça : c’est non!

  4. Chaque relation contribue à qui nous sommes. Est-ce que ces relations  y contribuent positivement ou négativement? Si tu déclines souvent l’invitation de ton ami parce qu’il est toujours négatif et ne parle que de lui, ça t’appartient de conserver ou non cela dans ta vie, mais gérer du négatif, c’est exigeant. Pour moi c’est clair : c’est non!



Question 3: Est-ce que je peux le remplacer par quelque chose (que j’ai déjà)?


  1. Si la majorité du temps, tu utilises ton blender comme robot culinaire, peut-être que c’est cet appareil qui serait pertinent d’avoir ou de conserver si tu en as déjà un. S’il prend trop d’espace à ton goût, peut-être qu’un modèle plus petit règlerait ton problème et le rendrait plus agréable à posséder!

  2. Tu as déjà 5 chemises. Garde tes préférées, celles que tu portes instinctivement et que tu aimes. Par contre, si tu ne sais pas avec quoi porter la chemise qui te fait hésiter, peut-être qu’une heure à improviser avec ta garde-robe serait suffisante pour la revaloriser? Si rien n’y fait, dis-lui au revoir et pars à la recherche de LA chemise.

  3. Si tu en as besoin mais que ça t’apporte peu de positif, peut-être que ce n’est pas adapté à ta personne? Que dirais-tu de changer le sport d’équipe pour un sport individuel ou la soirée à boire entre amis pour une journée plein air avec eux? Reviens à tes besoins et trouve ce qui contribuerait positivement à ta vie.

  4. Pour chaque relation, si ça t’apporte plus de positif que de négatif, tu peux conserver ces gens. Je te suggère juste de mettre tes limites et voir clair dans ton besoin. Un ami peut être agréable à voir et procurer des échanges stimulants, mais si tu réalises qu’il est tellement énergique que ça t’épuise, choisis tes moments judicieusement pour le voir.






Dernière chose, désencombrer son horaire, ses relations, chaque pièce de sa demeure et sa garde-robe au même moment, c’est probablement trop. Prends le temps nécessaire et fais-le de façon réfléchie et consciente. Selon moi, c’est la clé (ça et ces 3 questions)!


Pièce par pièce, morceau par morceau, relation par relation, une semaine à la fois, tu laisseras aller  les éléments superflus et trouveras sûrement un peu plus de place pour toi, pour les choses qui comptent vraiment et pour du bonheur.


Sur ce, bon « ménage du printemps » conscient,

A. xx      // Pour me suivre sur Instagram: @authentiqueandreanne

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